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Fevrier 2009 : La presse en parle

L'assurance-vie en euros a bien résisté à la crise en 2008

Frédéric Durand-Bazin (Le Journal des Finances)
17/02/2009

Beaucoup d'assureurs ont réussi à maintenir un rendement proche ou supérieur à 4%.

Bonne surprise pour les millions de détenteurs de contrats d'assurance-vie. Les contrats et fonds en euros (à capital garanti) se sont bien comportés face à la crise boursière. Ils présentent des rendements équivalents à ceux de 2007, c'est-à-dire supérieurs à 4%.

Majoritairement composés d'obligations et de produits de taux, les fonds n'ont pas subi de plein fouet la chute des marchés actions, même si certains gérant accordent à cette classe d'actifs une part non négligeable. «Notre fonds en euros détient 6 à 7% d'actions, confie Jean-Paul Jacamon, président de l'association Gaipare. Toutefois, notre déception vient des fonds de performance absolue, qui représentent 3% de notre portefeuille. Ces produits étaient censés nous protéger en cas de baisse des marchés. Mais au final, ils ont subi des pertes équivalentes et ils n'ont pas joué l'effet amortisseur attendu.»

Un taux dopé par la PPE

Gaipare Sélection, le contrat phare de l'association, affiche un rendement sur son fonds en euros de 4,15%, contre 4,45% en 2007. Et de confier que pour aboutir à ce taux l'assureur a dû ponctionner 50% de la provision pour participation aux excédents (PPE). Il s'agit d'une poche dans laquelle l'assureur met en réserve les gains constatés les bonnes années et qui sont redistribués lorsque la conjoncture est moins favorable. «Nous estimons que les assureurs qui ont puisé dans leur PPE en 2008 n'ont peut-être pas fait preuve de prudence, estime Sonia Fendler, directrice du développement commercial de Generali Patrimoine. L'année 2009 s'annonce sans doute difficile en termes de gestion, et le recours à la PPE sera alors indispensable pour maintenir des taux de rendement satisfaisants.»

Car l'enjeu est bien d'offrir le taux le plus attrayant pour attirer des épargnants qui ont boudé l'assurance-vie en 2008 au profit d'autres produits comme le Livret A ou les comptes à terme des banques. L'an dernier, les cotisations ont connu une baisse de 10,6%. La collecte nette (cotisations - prestations) a même enregistré une diminution de 47% par rapport à 2007.

«En matière d'assurance-vie, le rendement des années futures se prépare très en amont, explique Philippe Setbon, directeur général de Generali Investments France. Ce qui fera le résultat de l'année prochaine, c'est d'abord le rendement récurrent engrangé les années précédentes. Les investissements des nouveaux flux et les arbitrages que nous effectuons actuellement, notamment en faveur des obligations d'Etat et des émissions corporate, ne produiront pas immédiatement leurs effets.»

Reste que face à une inflation qui stagne aux alentours de 1% l'assurance-vie en euros reste un placement sûr et attrayant.

Bientôt de nouvelles SCPI pour réduire ses impôts 

A. B.
06/02/2009

Depuis le début de l'année, il existe une nouvelle façon de réduire ses impôts : acheter des parts d'une SCPI «Scellier».

Ces sociétés sont destinées à acheter des logements neufs pour les louer, ce qui leur permet de faire profiter les souscripteurs de la nouvelle réduction d'impôt pour l'investissement locatif.

«Chaque souscripteur bénéficiera d'une économie fiscale égale à 25 % de son investissement, sur neuf ans, à raison de 1/9e par an. La souscription de parts permettra d'ajuster l'investissement jusqu'au plafond fixé à 300 000 euros par an», explique Arnaud Dewachter, secrétaire général de l'Aspim, l'association des SCPI.

Le souscripteur doit garder ses parts neuf ans avant de les revendre. En pratique, comme ce fut le cas sur les SCPI Méhaignerie lancées sur un principe voisin dans les années 1980, il risque de devoir patienter un peu plus longtemps, le temps que les logements soient vendus, la SCPI dissoute, et le produit de la vente remis aux porteurs de parts, avec les plus ou les moins-values éventuelles.

L'élargissement de la réduction d'impôt Scellier aux SCPI a été voté seulement fin 2008, et aucune SCPI de ce genre n'a encore vu le jour. Mais les sociétés de gestion en lanceront prochainement, pour permettre aux contribuables de profiter de l'avantage fiscal dès cette année.

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